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 L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains

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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Mer 4 Mar - 18:03

Je me souviens qu'en ce temps-là, la vie était dure. Il fallait marcher des kilomètres pour trouver un peu d'eau. Après avoir fait un si long trajet, les femmes étaient épuisées. En effet, la guerre faisait rage en Europe depuis bien longtemps et les bombardements avaient détruit le seul puit du village, les obligeant ainsi à parcourir des kilomètres. Pour ne rien arranger la famine commençait à sévir et de plus en plus d'enfants mouraient. Je détestais cet ennemi qui avait provoqué cette guerre. Je le haïssais d'autant plus qu'il avait déjà pris mon frère Simon et mon père Jean. Ma mère, seule, se démenait pour que mes petites soeurs, Louise et Anne, ainsi que moi puissions manger un peu même si nous ne mangions pas à notre faim. Cette femme, ma mère, si souriante avant cette guerre dévastatrice, avait perdu sont si beau sourire. On ne lisait plus que la fatigue et la tristesse sur son visage. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Avant, elle était belle avec ses longs cheveux bruns qui descendaient en cascade le long de son dos et ses grands yeux verts. Mon père disait qu'elle avait la Bretagne et ses grandes prairies dans les yeux. Mais aujourd'hui ce n'est plus que désert et désespoir que l'on lit dans ses yeux ternes et fatigués. Nous vivions, c'était tout. Malgré tout, une certaine monotonie s'était installée... mais plus pour longtemps.
Un matin de septembre un homme se présenta à ma mère, il avait l'intention de m'épouser , il avait l'air fortuné et lui disait qu'il pouvait nous faire quitter le pays et partir loin de cette guerre. Partir, c'était notre souhait à tous mais je ne connaissais pas cet homme et l'épouser m'effrayait en tant soit peu. Quand il fit sa demande en mariage, je regardais ma mère. Ses yeux semblaient contenir une lueur d'espoir. Je détournai la tête quand il s'approcha de moi.
"-Mademoiselle Aubriac, j'ai bien conscience de mon impertinence mais, je vous en prie, réfléchissez à ce mariage. Il peut vous sauver de la guerre."
- Je ne vous connais pas , quel est votre nom monsieur ?
- Je suis le compte de Mirabelle, Jean de Mirabelle."
Je savais en mon âme et conscience qu'il fallait que je réfléchisse ! J'avais le pouvoir d'aider ma famille en la sortant de ce pays et ainsi de cette atroce guerre. Mais en aurais-je la force ?
"-Je ne souhaite pas vous pressée mais vous n'avez que peu de temps pour réfléchir. Pourriez-vous me donnez votre réponse demain ? Le bâteau qui doit nous emmener à Londres part dans deux semaines, et..., hésita-t-il avant de continuer. J'espère bien que vous serez d'ici là mon épouse.
Je ne savais que répondre, j'interrogeais ma mère du regard. Tout comme moi elle ne savait que faire... Plusieurs possibilités s'offraient à moi, mais quels étaient mes choix ? Dans tous les cas j'étais perdante. Sois je perdais la chance d'avoir une vie aux côtés d'un homme que j'aime, soit je perdais la chance de pouvoir sauver ma famille. Mon choix se résumait donc à moi, ou ma famille ?


Ce fût un choix terrible. J'avais passé la nuit à réfléchir à cette proposition et donc j'avais peu dormi mais au petit matin, ma décision était prise. Je n'avais pas d'autres choix. Je ne pouvais pas abandonner ma famille de cette manière là, elle était beaucoup plus importante à mes yeux que ma propre vie, elle était tout ce qu'il me restait. Qui sait ? Je serais peut-être heureuse. Il m'aimera et me chérira, ... En descendant pour le petit déjeuner, je fis part de ma décision à ma mère. Je vis son visage s'illuminer et elle se leva pour me prendre dans ses bras. Elle me chuchota à l'oreille que j'avais pris la bonne décision. Alors, je me sentis soulagée et j'eus la sensation d'avoir fait le bon choix.. Mais était-ce seulement une sensation?
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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Sam 7 Mar - 22:50

Je me souviens qu'en ce temps-là, la vie était dure. Il fallait marcher des kilomètres pour trouver un peu d'eau. Après avoir fait un si long trajet, les femmes étaient épuisées. En effet, la guerre faisait rage en Europe depuis bien longtemps et les bombardements avaient détruit le seul puit du village, les obligeant ainsi à parcourir des kilomètres. Pour ne rien arranger la famine commençait à sévir et de plus en plus d'enfants mouraient. Je détestais cet ennemi qui avait provoqué cette guerre. Je le haïssais d'autant plus qu'il avait déjà pris mon frère Simon et mon père Jean. Ma mère, seule, se démenait pour que mes petites soeurs, Louise et Anne, ainsi que moi puissions manger un peu même si nous ne mangions pas à notre faim. Cette femme, ma mère, si souriante avant cette guerre dévastatrice, avait perdu sont si beau sourire. On ne lisait plus que la fatigue et la tristesse sur son visage. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Avant, elle était belle avec ses longs cheveux bruns qui descendaient en cascade le long de son dos et ses grands yeux verts. Mon père disait qu'elle avait la Bretagne et ses grandes prairies dans les yeux. Mais aujourd'hui ce n'est plus que désert et désespoir que l'on lit dans ses yeux ternes et fatigués. Nous vivions, c'était tout. Malgré tout, une certaine monotonie s'était installée... mais plus pour longtemps.
Un matin de septembre un homme se présenta à ma mère, il avait l'intention de m'épouser , il avait l'air fortuné et lui disait qu'il pouvait nous faire quitter le pays et partir loin de cette guerre. Partir, c'était notre souhait à tous mais je ne connaissais pas cet homme et l'épouser m'effrayait en tant soit peu. Quand il fit sa demande en mariage, je regardais ma mère. Ses yeux semblaient contenir une lueur d'espoir. Je détournai la tête quand il s'approcha de moi.
"-Mademoiselle Aubriac, j'ai bien conscience de mon impertinence mais, je vous en prie, réfléchissez à ce mariage. Il peut vous sauver de la guerre."
- Je ne vous connais pas , quel est votre nom monsieur ?
- Je suis le compte de Mirabelle, Jean de Mirabelle."
Je savais en mon âme et conscience qu'il fallait que je réfléchisse ! J'avais le pouvoir d'aider ma famille en la sortant de ce pays et ainsi de cette atroce guerre. Mais en aurais-je la force ?
"-Je ne souhaite pas vous pressée mais vous n'avez que peu de temps pour réfléchir. Pourriez-vous me donnez votre réponse demain ? Le bâteau qui doit nous emmener à Londres part dans deux semaines, et..., hésita-t-il avant de continuer. J'espère bien que vous serez d'ici là mon épouse.
Je ne savais que répondre, j'interrogeais ma mère du regard. Tout comme moi elle ne savait que faire... Plusieurs possibilités s'offraient à moi, mais quels étaient mes choix ? Dans tous les cas j'étais perdante. Sois je perdais la chance d'avoir une vie aux côtés d'un homme que j'aime, soit je perdais la chance de pouvoir sauver ma famille. Mon choix se résumait donc à moi, ou ma famille ?


Ce fût un choix terrible. J'avais passé la nuit à réfléchir à cette proposition et donc j'avais peu dormi mais au petit matin, ma décision était prise. Je n'avais pas d'autres choix. Je ne pouvais pas abandonner ma famille de cette manière là, elle était beaucoup plus importante à mes yeux que ma propre vie, elle était tout ce qu'il me restait. Qui sait ? Je serais peut-être heureuse. Il m'aimera et me chérira, ... En descendant pour le petit déjeuner, je fis part de ma décision à ma mère. Je vis son visage s'illuminer et elle se leva pour me prendre dans ses bras. Elle me chuchota à l'oreille que j'avais pris la bonne décision. Alors, je me sentis soulagée et j'eus la sensation d'avoir fait le bon choix.. Mais était-ce seulement une sensation?
Nous nous mariâmes un jour de printemps, les fleurs de cerisiers pleuvaient sur nous deux. Nous partîmes le lendemain avec toute ma famille à Londres. Ce fut un dépaysement complet mais j'aimais cette ville dès le premier regard. Nous habitions une petite maison coquette dans le centre. Je ne voyais quasiment pas mon mari, il était souvent dehors.
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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Sam 9 Mai - 20:28

Je me souviens qu'en ce temps-là, la vie était dure. Il fallait marcher des kilomètres pour trouver un peu d'eau. Après avoir fait un si long trajet, les femmes étaient épuisées. En effet, la guerre faisait rage en Europe depuis bien longtemps et les bombardements avaient détruit le seul puit du village, les obligeant ainsi à parcourir des kilomètres. Pour ne rien arranger la famine commençait à sévir et de plus en plus d'enfants mouraient. Je détestais cet ennemi qui avait provoqué cette guerre. Je le haïssais d'autant plus qu'il avait déjà pris mon frère Simon et mon père Jean. Ma mère, seule, se démenait pour que mes petites soeurs, Louise et Anne, ainsi que moi puissions manger un peu même si nous ne mangions pas à notre faim. Cette femme, ma mère, si souriante avant cette guerre dévastatrice, avait perdu sont si beau sourire. On ne lisait plus que la fatigue et la tristesse sur son visage. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Avant, elle était belle avec ses longs cheveux bruns qui descendaient en cascade le long de son dos et ses grands yeux verts. Mon père disait qu'elle avait la Bretagne et ses grandes prairies dans les yeux. Mais aujourd'hui ce n'est plus que désert et désespoir que l'on lit dans ses yeux ternes et fatigués. Nous vivions, c'était tout. Malgré tout, une certaine monotonie s'était installée... mais plus pour longtemps.
Un matin de septembre un homme se présenta à ma mère, il avait l'intention de m'épouser , il avait l'air fortuné et lui disait qu'il pouvait nous faire quitter le pays et partir loin de cette guerre. Partir, c'était notre souhait à tous mais je ne connaissais pas cet homme et l'épouser m'effrayait en tant soit peu. Quand il fit sa demande en mariage, je regardais ma mère. Ses yeux semblaient contenir une lueur d'espoir. Je détournai la tête quand il s'approcha de moi.
"-Mademoiselle Aubriac, j'ai bien conscience de mon impertinence mais, je vous en prie, réfléchissez à ce mariage. Il peut vous sauver de la guerre."
- Je ne vous connais pas , quel est votre nom monsieur ?
- Je suis le compte de Mirabelle, Jean de Mirabelle."
Je savais en mon âme et conscience qu'il fallait que je réfléchisse ! J'avais le pouvoir d'aider ma famille en la sortant de ce pays et ainsi de cette atroce guerre. Mais en aurais-je la force ?
"-Je ne souhaite pas vous pressée mais vous n'avez que peu de temps pour réfléchir. Pourriez-vous me donnez votre réponse demain ? Le bâteau qui doit nous emmener à Londres part dans deux semaines, et..., hésita-t-il avant de continuer. J'espère bien que vous serez d'ici là mon épouse.
Je ne savais que répondre, j'interrogeais ma mère du regard. Tout comme moi elle ne savait que faire... Plusieurs possibilités s'offraient à moi, mais quels étaient mes choix ? Dans tous les cas j'étais perdante. Sois je perdais la chance d'avoir une vie aux côtés d'un homme que j'aime, soit je perdais la chance de pouvoir sauver ma famille. Mon choix se résumait donc à moi, ou ma famille ?


Ce fût un choix terrible. J'avais passé la nuit à réfléchir à cette proposition et donc j'avais peu dormi mais au petit matin, ma décision était prise. Je n'avais pas d'autres choix. Je ne pouvais pas abandonner ma famille de cette manière là, elle était beaucoup plus importante à mes yeux que ma propre vie, elle était tout ce qu'il me restait. Qui sait ? Je serais peut-être heureuse. Il m'aimera et me chérira, ... En descendant pour le petit déjeuner, je fis part de ma décision à ma mère. Je vis son visage s'illuminer et elle se leva pour me prendre dans ses bras. Elle me chuchota à l'oreille que j'avais pris la bonne décision. Alors, je me sentis soulagée et j'eus la sensation d'avoir fait le bon choix.. Mais était-ce seulement une sensation?




Nous nous mariâmes un jour de printemps, les fleurs de cerisiers pleuvaient sur nous deux. Nous partîmes le lendemain avec toute ma famille à Londres. Ce fut un dépaysement complet mais j'aimais cette ville dès le premier regard. Nous habitions une petite maison coquette dans le centre. Je ne voyais quasiment pas mon mari, il était souvent dehors. Ce qui ne me derangeais pas.
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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Lun 15 Juin - 15:40

Je me souviens qu'en ce temps-là, la vie était dure. Il fallait marcher des kilomètres pour trouver un peu d'eau. Après avoir fait un si long trajet, les femmes étaient épuisées. En effet, la guerre faisait rage en Europe depuis bien longtemps et les bombardements avaient détruit le seul puit du village, les obligeant ainsi à parcourir des kilomètres. Pour ne rien arranger la famine commençait à sévir et de plus en plus d'enfants mouraient. Je détestais cet ennemi qui avait provoqué cette guerre. Je le haïssais d'autant plus qu'il avait déjà pris mon frère Simon et mon père Jean. Ma mère, seule, se démenait pour que mes petites soeurs, Louise et Anne, ainsi que moi puissions manger un peu même si nous ne mangions pas à notre faim. Cette femme, ma mère, si souriante avant cette guerre dévastatrice, avait perdu sont si beau sourire. On ne lisait plus que la fatigue et la tristesse sur son visage. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Avant, elle était belle avec ses longs cheveux bruns qui descendaient en cascade le long de son dos et ses grands yeux verts. Mon père disait qu'elle avait la Bretagne et ses grandes prairies dans les yeux. Mais aujourd'hui ce n'est plus que désert et désespoir que l'on lit dans ses yeux ternes et fatigués. Nous vivions, c'était tout. Malgré tout, une certaine monotonie s'était installée... mais plus pour longtemps.
Un matin de septembre un homme se présenta à ma mère, il avait l'intention de m'épouser , il avait l'air fortuné et lui disait qu'il pouvait nous faire quitter le pays et partir loin de cette guerre. Partir, c'était notre souhait à tous mais je ne connaissais pas cet homme et l'épouser m'effrayait en tant soit peu. Quand il fit sa demande en mariage, je regardais ma mère. Ses yeux semblaient contenir une lueur d'espoir. Je détournai la tête quand il s'approcha de moi.
"-Mademoiselle Aubriac, j'ai bien conscience de mon impertinence mais, je vous en prie, réfléchissez à ce mariage. Il peut vous sauver de la guerre."
- Je ne vous connais pas , quel est votre nom monsieur ?
- Je suis le compte de Mirabelle, Jean de Mirabelle."
Je savais en mon âme et conscience qu'il fallait que je réfléchisse ! J'avais le pouvoir d'aider ma famille en la sortant de ce pays et ainsi de cette atroce guerre. Mais en aurais-je la force ?
"-Je ne souhaite pas vous pressée mais vous n'avez que peu de temps pour réfléchir. Pourriez-vous me donnez votre réponse demain ? Le bâteau qui doit nous emmener à Londres part dans deux semaines, et..., hésita-t-il avant de continuer. J'espère bien que vous serez d'ici là mon épouse.
Je ne savais que répondre, j'interrogeais ma mère du regard. Tout comme moi elle ne savait que faire... Plusieurs possibilités s'offraient à moi, mais quels étaient mes choix ? Dans tous les cas j'étais perdante. Sois je perdais la chance d'avoir une vie aux côtés d'un homme que j'aime, soit je perdais la chance de pouvoir sauver ma famille. Mon choix se résumait donc à moi, ou ma famille ?


Ce fût un choix terrible. J'avais passé la nuit à réfléchir à cette proposition et donc j'avais peu dormi mais au petit matin, ma décision était prise. Je n'avais pas d'autres choix. Je ne pouvais pas abandonner ma famille de cette manière là, elle était beaucoup plus importante à mes yeux que ma propre vie, elle était tout ce qu'il me restait. Qui sait ? Je serais peut-être heureuse. Il m'aimera et me chérira, ... En descendant pour le petit déjeuner, je fis part de ma décision à ma mère. Je vis son visage s'illuminer et elle se leva pour me prendre dans ses bras. Elle me chuchota à l'oreille que j'avais pris la bonne décision. Alors, je me sentis soulagée et j'eus la sensation d'avoir fait le bon choix.. Mais était-ce seulement une sensation?

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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Lun 24 Aoû - 12:38

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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Dim 30 Aoû - 15:24

Je me souviens qu'en ce temps-là, la vie était dure. Il fallait marcher des kilomètres pour trouver un peu d'eau. Après avoir fait un si long trajet, les femmes étaient épuisées. En effet, la guerre faisait rage en Europe depuis bien longtemps et les bombardements avaient détruit le seul puit du village, les obligeant ainsi à parcourir des kilomètres. Pour ne rien arranger la famine commençait à sévir et de plus en plus d'enfants mouraient. Je détestais cet ennemi qui avait provoqué cette guerre. Je le haïssais d'autant plus qu'il avait déjà pris mon frère Simon et mon père Jean. Ma mère, seule, se démenait pour que mes petites soeurs, Louise et Anne, ainsi que moi puissions manger un peu même si nous ne mangions pas à notre faim. Cette femme, ma mère, si souriante avant cette guerre dévastatrice, avait perdu sont si beau sourire. On ne lisait plus que la fatigue et la tristesse sur son visage. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Avant, elle était belle avec ses longs cheveux bruns qui descendaient en cascade le long de son dos et ses grands yeux verts. Mon père disait qu'elle avait la Bretagne et ses grandes prairies dans les yeux. Mais aujourd'hui ce n'est plus que désert et désespoir que l'on lit dans ses yeux ternes et fatigués. Nous vivions, c'était tout. Malgré tout, une certaine monotonie s'était installée... mais plus pour longtemps.
Un matin de septembre un homme se présenta à ma mère, il avait l'intention de m'épouser , il avait l'air fortuné et lui disait qu'il pouvait nous faire quitter le pays et partir loin de cette guerre. Partir, c'était notre souhait à tous mais je ne connaissais pas cet homme et l'épouser m'effrayait en tant soit peu. Quand il fit sa demande en mariage, je regardais ma mère. Ses yeux semblaient contenir une lueur d'espoir. Je détournai la tête quand il s'approcha de moi.
"-Mademoiselle Aubriac, j'ai bien conscience de mon impertinence mais, je vous en prie, réfléchissez à ce mariage. Il peut vous sauver de la guerre."
- Je ne vous connais pas , quel est votre nom monsieur ?
- Je suis le compte de Mirabelle, Jean de Mirabelle."
Je savais en mon âme et conscience qu'il fallait que je réfléchisse ! J'avais le pouvoir d'aider ma famille en la sortant de ce pays et ainsi de cette atroce guerre. Mais en aurais-je la force ?
"-Je ne souhaite pas vous pressée mais vous n'avez que peu de temps pour réfléchir. Pourriez-vous me donnez votre réponse demain ? Le bâteau qui doit nous emmener à Londres part dans deux semaines, et..., hésita-t-il avant de continuer. J'espère bien que vous serez d'ici là mon épouse.
Je ne savais que répondre, j'interrogeais ma mère du regard. Tout comme moi elle ne savait que faire... Plusieurs possibilités s'offraient à moi, mais quels étaient mes choix ? Dans tous les cas j'étais perdante. Sois je perdais la chance d'avoir une vie aux côtés d'un homme que j'aime, soit je perdais la chance de pouvoir sauver ma famille. Mon choix se résumait donc à moi, ou ma famille ?


Ce fût un choix terrible. J'avais passé la nuit à réfléchir à cette proposition et donc j'avais peu dormi mais au petit matin, ma décision était prise. Je n'avais pas d'autres choix. Je ne pouvais pas abandonner ma famille de cette manière là, elle était beaucoup plus importante à mes yeux que ma propre vie, elle était tout ce qu'il me restait. Qui sait ? Je serais peut-être heureuse. Il m'aimera et me chérira, ... En descendant pour le petit déjeuner, je fis part de ma décision à ma mère. Je vis son visage s'illuminer et elle se leva pour me prendre dans ses bras. Elle me chuchota à l'oreille que j'avais pris la bonne décision. Alors, je me sentis soulagée et j'eus la sensation d'avoir fait le bon choix.. Mais était-ce seulement une sensation?

Nous nous mariâmes un jour de printemps, les fleurs de cerisiers pleuvaient sur nous deux. Nous partîmes le lendemain avec toute ma famille à Londres. Ce fut un dépaysement complet mais j'aimais cette ville dès le premier regard. Nous habitions une petite maison coquette dans le centre. Je ne voyais quasiment pas mon mari, il était souvent dehors. Ce qui ne me derangeais pas. Je me promenais souvent dans des parcs ou dans les petites rues commerçantes, achetant si et là quelques babioles pour ma mère, un jouet pour mes soeurs, une robe pour moi. Mais dans le plus profond de moi même, je savais que j'avais laisser mon insousciance et ma joie de vivre dans ce mariage arrangé.
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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Dim 30 Aoû - 19:34

Je me souviens qu'en ce temps-là, la vie était dure. Il fallait marcher des kilomètres pour trouver un peu d'eau. Après avoir fait un si long trajet, les femmes étaient épuisées. En effet, la guerre faisait rage en Europe depuis bien longtemps et les bombardements avaient détruit le seul puit du village, les obligeant ainsi à parcourir des kilomètres. Pour ne rien arranger la famine commençait à sévir et de plus en plus d'enfants mouraient. Je détestais cet ennemi qui avait provoqué cette guerre. Je le haïssais d'autant plus qu'il avait déjà pris mon frère Simon et mon père Jean. Ma mère, seule, se démenait pour que mes petites soeurs, Louise et Anne, ainsi que moi puissions manger un peu même si nous ne mangions pas à notre faim. Cette femme, ma mère, si souriante avant cette guerre dévastatrice, avait perdu sont si beau sourire. On ne lisait plus que la fatigue et la tristesse sur son visage. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Avant, elle était belle avec ses longs cheveux bruns qui descendaient en cascade le long de son dos et ses grands yeux verts. Mon père disait qu'elle avait la Bretagne et ses grandes prairies dans les yeux. Mais aujourd'hui ce n'est plus que désert et désespoir que l'on lit dans ses yeux ternes et fatigués. Nous vivions, c'était tout. Malgré tout, une certaine monotonie s'était installée... mais plus pour longtemps.
Un matin de septembre un homme se présenta à ma mère, il avait l'intention de m'épouser , il avait l'air fortuné et lui disait qu'il pouvait nous faire quitter le pays et partir loin de cette guerre. Partir, c'était notre souhait à tous mais je ne connaissais pas cet homme et l'épouser m'effrayait en tant soit peu. Quand il fit sa demande en mariage, je regardais ma mère. Ses yeux semblaient contenir une lueur d'espoir. Je détournai la tête quand il s'approcha de moi.
"-Mademoiselle Aubriac, j'ai bien conscience de mon impertinence mais, je vous en prie, réfléchissez à ce mariage. Il peut vous sauver de la guerre."
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"-Je ne souhaite pas vous pressée mais vous n'avez que peu de temps pour réfléchir. Pourriez-vous me donnez votre réponse demain ? Le bâteau qui doit nous emmener à Londres part dans deux semaines, et..., hésita-t-il avant de continuer. J'espère bien que vous serez d'ici là mon épouse.
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Nous nous mariâmes un jour de printemps, les fleurs de cerisiers pleuvaient sur nous deux. Nous partîmes le lendemain avec toute ma famille à Londres. Ce fut un dépaysement complet mais j'aimais cette ville dès le premier regard. Nous habitions une petite maison coquette dans le centre. Je ne voyais quasiment pas mon mari, il était souvent dehors. Ce qui ne me derangeais pas. Je me promenais souvent dans des parcs ou dans les petites rues commerçantes, achetant si et là quelques babioles pour ma mère, un jouet pour mes soeurs, une robe pour moi. Mais dans le plus profond de moi même, je savais que j'avais laissé mon insousciance et ma joie de vivre dans ce mariage arrangé.

J'étais souvent invitée par les grands de Londres à venir dîner et souvent, je m'y rendais seule puisque mon mari était parti pour l'Europe. Il avait décidé, un soir, de partir pour la guerre et je ne pus le retenir.

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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Jeu 15 Oct - 1:14

he la je me posais des questions auqu'elle je n'aurais jamais penser.pourquoi ne s'etais il pas engager avant si cette guerre lui tenais vraiment a coeur,pourquoi nous a t'il choisi nous et plus precisement moi pour partager sa vie de luxe.tant de question qui reste en suspens...je commence a sentir monter la peur de le perdre dans cette guerre que je fuyais et qui me rattrape implacablement...
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MessageSujet: Re: L'histoire sans fin ou une histoire à plusieurs mains   Dim 10 Jan - 19:19

Un beau matin, je sortis acheter des fleurs, des ortentias car le soir même, je recevais des invités. Une famille de bourgeois. M. et Mrs de Montefort et leur fils, il devait avoir mon âge...

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"Je n’ai jamais prêté d’importance à la façon dont j’allais mourir, mais mourir à la place de quelqu’un que j’aime semble être une bonne façon de partir " (Twilight)
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